AGRICULTURE BIOLOGIQUE

Le vignoble est certifié en Agriculture Biologique depuis 2001 et Bourgeon Suisse depuis 2005

Si on donnait une définition simple de l’Agriculture Biologique, elle serait la suivante: Cultiver la vigne en utilisant uniquement des produits d’origine organique ou minérale. On s’interdit donc tous les intrants d’origine chimique. Un agriculteur biologique a forcément une conception de l’agriculture très différente d’un agriculteur conventionnel. On pourrait même parler de « philosophie de l’agriculture biologique ». La culture biologique est avant tout basée sur une connaissance pointue des interactions sol-environnement-plante cultivée. Cette dernière amène à travailler dans le respect de l’environnement, de ceux qui cultivent la terre et des consommateurs.

Le travail de l’agriculteur biologique, n’ayant pas à disposition de produits chimiques de synthèse, est basé sur la prévention. Son premier rôle est donc de créer un environnement favorable à la plante cultivée. Pour cela, une très bonne connaissance du milieu, du sol, du climat local est indispensable. L’agriculteur bio n’a que faire de nourrir sa plante, puisque c’est le sol qui est sensé s’en charger. Il met donc tout en œuvre pour enrichir la vie du sol.

Pour lutter contre les nuisibles ou les mauvaises herbes, l’agriculteur biologique ne dispose pas de moyens chimiques. Il base son approche sur le fait que dans un système équilibré, le risque de prolifération d’un nuisible est limité. En effet si le système est équilibré, les populations sont naturellement régulées. Cela induit deux choses :
- Il doit encourager la biodiversité à travers la mise en place de haies, de mares, de bandes enherbées…
- Il doit accepter un certain seuil de perte lié à cet équilibre.

Cependant, un équilibre est toujours fragile et l’agriculteur bio doit parfois intervenir pour sauver sa récolte. Pour déterminer quand agir devient favorable, il établit des seuils de tolérance (de perte, de quantités de nuisibles…). Ses moyens d’action sont l’observation régulière de ses parcelles, la prévention, et en dernier recours un remède curatif naturel et autorisé en agriculture biologique.

On voit bien que l’agriculture biologique ne se résume pas à la suppression des intrants chimiques. Un agriculteur conventionnel qui déciderait d’arrêter les pesticides et les engrais chimiques en croyant se mettre au bio ferait fausse route et irait droit dans le mur.

L’agriculture biologique est une approche globale plutôt que centrée sur la plante cultivée. Le sol est au cœur de cette approche. Elle nécessite la mise en place d’un mode de pensée complètement différent et de nouvelles méthodes de culture.

D’un point de vue réglementaire, l’Agriculture Biologique est encadrée par un nouveau cahier des charges européen depuis 2012,  qui détermine les intrants autorisés aussi bien pour la culture de la vigne que l’élaboration du vin. Depuis le millésime 2012, nous pouvons donc parler de Vin Biologique que l’on peut identifier par le nouveau logo européen(une feuille avec les étoiles de l’Europe). L’ancien logo AB, que tout le monde connait, peut être encore utilisé à côté du nouveau logo.

Pour pouvoir utiliser le Label, Agriculture Biologique, tous les producteurs doivent être certifiés par un organisme indépendant accrédité par le Ministère de l’Agriculture. Le Château La Caderie a choisi l’organisme ECOCERT depuis 2001. Ce dernier réalise deux contrôles par an, l’un pour la culture de la vigne, pendant la période végétative; l’autre pour le vin, pendant l’hivers, après les vinifications. D’autres contrôles inopinés peuvent être effectués durant l’année. Des analyses peuvent également être réalisées pour vérifier que les vins ne comportent pas de résidus de pesticides et sont donc en conformité avec le cahier des charges.

 

François Landais explique son choix pour l’agriculture biologique :